{"id":1553,"date":"2011-05-14T22:14:29","date_gmt":"2011-05-14T20:14:29","guid":{"rendered":"http:\/\/lettresdurien.wordpress.com\/?p=1553"},"modified":"2013-05-01T23:53:06","modified_gmt":"2013-05-01T21:53:06","slug":"pendulaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ericlaugier.com\/web\/blog\/2011\/05\/14\/pendulaire\/","title":{"rendered":"Pendulaire"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align:justify\">Il y a des jours, on sait pourquoi, on fait les choses ainsi, on a ce vent qui pousse devant, qui nous donne l\u2019envie d\u2019avancer, de nous \u201cbattre\u201d. On a envie de se r\u00e9aliser pour mieux dire \u00e0 l\u2019autre : \u201cregarde, je ne suis plus malade, je ne suis plus accabl\u00e9\u201d. Et c\u2019est vrai.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Et y a des jours o\u00f9 on se remet \u00e0 douter. On se dit qu\u2019on a beau faire en sorte d\u2019essayer de trouver son \u00e9quilibre, cet \u00e9quilibre ressemble \u00e0 une impasse qui ne dit pas son nom.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">En plus, ce qui est le plus d\u00e9sesp\u00e9rant dans l\u2019histoire, c\u2019est d\u2019\u00eatre dans cette capacit\u00e9 d\u2019ouvrir les portes chez les autres et de rester devant la n\u00f4tre, ferm\u00e9e \u00e0 cl\u00e9. A double tour. On voudrait bien l\u2019ouvrir cette porte mais lorsqu\u2019on met la main sur la poign\u00e9e, on a peur de ce que l\u2019on va trouver derri\u00e8re. On appelle \u00e7a un peu comme on veut : de l\u2019anxi\u00e9t\u00e9, de la timidit\u00e9, de la d\u00e9pression, \u00e7a d\u00e9pend des fois&#8230; Tu ne peux savoir \u00e0 quel point, c\u2019est frustrant. A quel point, on peut \u00eatre en col\u00e8re contre soi-m\u00eame de n\u2019\u00eatre pas capable de trouver la sortie tout seul.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">En fait&#8230; M\u00eame&#8230; On la voit parfois la sortie. Elle peut avoir deux ans de plus ou quatre ans de moins&#8230; Elle a les yeux qui brillent lorsque tu la regardes. Et toi, tu \u201cjoues\u201d&#8230; En faisant attention \u00e0 ne jamais mettre de mise, des fois que tu puisses gagner.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">T\u2019as peur. Peur qu\u2019elle te pose des questions. Qu\u2019elle veuille en savoir plus. Et la d\u00e9cevoir. Parce que ton esprit est ailleurs. Aussi. Parce qu\u2019elle va forc\u00e9ment te demander de faire un choix auquel tu te refuses. Elle n\u2019y est pour rien. Elle est m\u00eame la victime dans l\u2019histoire.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Alors tu passes \u00e0 autre chose&#8230; Tu repasses en mode marche arri\u00e8re. Et tu reviens dans cette impasse qui ne dit pas son nom. En fait, est-ce que c\u2019est bien une impasse au final ? Ne serait-ce pas ta porte de sortie ?<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Alors tu sors. Tu vas prendre l\u2019air. Tu vas te balader dans les rues, regarder les gens vivre et les ann\u00e9es passer. Tu vas essayer de reprendre un peu d\u2019envie pour parcourir un peu de distance : histoire de dire que tu n\u2019es pas rest\u00e9 sur place&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">En fait, la raison de tout cela, c\u2019est peut-\u00eatre simplement que tu t\u2019es attach\u00e9 \u00e0 elle(s).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il y a des jours, on sait pourquoi, on fait les choses ainsi, on a ce vent qui pousse devant, qui nous donne l\u2019envie d\u2019avancer, de nous \u201cbattre\u201d. On a envie de se r\u00e9aliser pour mieux dire \u00e0 l\u2019autre : \u201cregarde, je ne suis plus malade, je ne suis plus accabl\u00e9\u201d. 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