{"id":1573,"date":"2011-05-22T05:10:39","date_gmt":"2011-05-22T03:10:39","guid":{"rendered":"http:\/\/lettresdurien.wordpress.com\/?p=1573"},"modified":"2013-05-01T23:51:33","modified_gmt":"2013-05-01T21:51:33","slug":"je-tapprendrai-a-faire-le-poirier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ericlaugier.com\/web\/blog\/2011\/05\/22\/je-tapprendrai-a-faire-le-poirier\/","title":{"rendered":"Je t&rsquo;apprendrai \u00e0 faire le poirier&#8230;"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align:justify\">Elle m\u2019a dit que pour moi, le fait d\u2019\u00eatre ce que je suis avec toi, c\u2019\u00e9tait quelque chose \u00e0 rapprocher de l\u2019inn\u00e9. Un truc qui est naturel et que je n\u2019ai pas besoin d\u2019aller chercher au fond de moi-m\u00eame pour le mettre en \u00ab vitrine \u00bb. Elle a peut-\u00eatre raison. Elle a s\u00fbrement raison. Sauf que moi-m\u00eame, je me surprends en r\u00e9alit\u00e9. En fait, ce qui transpara\u00eet comme quelque chose de naturel, ce n\u2019est pas comme cela que cela se traduit dans ma t\u00eate. Certes, je ne cherche pas mes gestes, je ne tremble pas quand je te prends dans mes bras, quand je te fais tourner la t\u00eate, quand je te fais faire le poirier. Je ne cherche pas mes sourires quand tu me tombes dessus et tu ris \u00e0 grands \u00e9clats. Je ne me pose pas de questions quand je te rattrape de justesse avant que tu ne tombes. Je ne sais pas. Je le sais. Et c\u2019est cela qui est troublant.<br \/>\n[\u2026]<br \/>\n\u00ab T\u2019en as encore envie ? T\u2019as envie d\u2019en avoir qui sont les tiens ? \u00bb<br \/>\nPas de r\u00e9ponse. J\u2019ai le regard qui fuit. Je souris b\u00eatement.<br \/>\n\u00ab T\u2019es pas oblig\u00e9 de r\u00e9pondre. Si tu le sens pas\u2026 \u00bb<br \/>\nSi si\u2026 Je vais te r\u00e9pondre. Mais si je te fais la vraie r\u00e9ponse\u2026 Tu feras quoi ? Bien s\u00fbr qu\u2019il y a l\u2019envie. Mais y a ce \u00ab \u00e7a \u00bb qui est toujours coinc\u00e9.<br \/>\n\u00ab J\u2019ai toujours peur. \u00bb<br \/>\nTu as ce sourire de compassion. Je sais pas bien dire s\u2019il n\u2019est pas teint\u00e9 de d\u00e9ception aussi. Ca ne change peut-\u00eatre pas grand-chose, mais c\u2019est vrai que \u00e7a fait un peu mal, \u00e7a. En m\u00eame temps, je comprends bien que \u00e7a peut \u00eatre d\u00e9cevant. Ca fera 5 ans cette ann\u00e9e. Ca para\u00eet \u00e9norme et en m\u00eame temps, c\u2019\u00e9tait hier. Y a des moments dans la vie o\u00f9 le temps se comprime o\u00f9 on a l\u2019impression qu\u2019il s\u2019est pass\u00e9 dix ans tellement il y a eu de choses qui se sont pass\u00e9es. Mais elles, elles sont pass\u00e9es. Moi, je suis rest\u00e9 \u00e0 les regarder. Peut-\u00eatre qu\u2019il y aura un train pour moi, un de ces jours. Peut-\u00eatre demain ou peut-\u00eatre pas.<br \/>\nOn s\u2019est arr\u00eat\u00e9 l\u00e0\u2026 C\u2019est la stroumphette aux yeux embu\u00e9s qui nous a sauv\u00e9s.<br \/>\n\u00ab Tu me fais faire le poirier ? \u00bb<br \/>\n\u00ab Oui\u2026 Ca, je sais faire \u00e7a&#8230; Faire le poirier&#8230; Mais seulement apr\u00e8s que tu sois un peu r\u00e9veill\u00e9e. \u00bb<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Elle m\u2019a dit que pour moi, le fait d\u2019\u00eatre ce que je suis avec toi, c\u2019\u00e9tait quelque chose \u00e0 rapprocher de l\u2019inn\u00e9. Un truc qui est naturel et que je n\u2019ai pas besoin d\u2019aller chercher au fond de moi-m\u00eame pour le mettre en \u00ab vitrine \u00bb. Elle a peut-\u00eatre raison. Elle a s\u00fbrement raison. 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