{"id":1749,"date":"2006-12-31T19:02:48","date_gmt":"2006-12-31T18:02:48","guid":{"rendered":"http:\/\/lettresdurien.wordpress.com\/?p=1749"},"modified":"2006-12-31T19:02:48","modified_gmt":"2006-12-31T18:02:48","slug":"dernier-billet-du-rien","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ericlaugier.com\/web\/blog\/2006\/12\/31\/dernier-billet-du-rien\/","title":{"rendered":"Dernier billet du Rien"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align:justify\">Voil\u00e0. J\u2019ai tant \u00e9crit sur notre histoire, j\u2019ai tant essay\u00e9 de comprendre, de mettre un sens. Tu m\u2019as laiss\u00e9 ta conclusion, peut-\u00eatre sans vouloir me faire mal. Mais voil\u00e0, fallait pas, c\u2019est la vie, c\u2019est comme \u00e7a : si c\u2019est cela, le r\u00e9sum\u00e9 de ta vie, moi \u00e7a me fait mal et me d\u00e9truit. C\u2019est tellement facile de penser que ce sont les circonstances, c\u2019est tellement facile de penser comme cela, c\u2019est tellement facile de vouloir garder que les bons souvenirs quand on n\u2019a pas de m\u00e9moire, quand on n\u2019a qu\u2019une histoire, quand on n\u2019est pas mort mille fois, quand on a rien au fond du c\u0153ur au final. Oh oui, accroche-toi \u00e0 lui, c\u00e2line-le ce destin que tu embrasses et \u00e0 moi, dis-moi que tu d\u00e9primes. Et je serais coupable ? Et je devrais te ha\u00efr ? Tu me connais ? C\u2019est si simple dans ta t\u00eate ? Je ne le crois pas. Alors consid\u00e8re que cela ne concerne pas que toi. Fais comme moi, ravales ton \u00e9go\u00efsme pour une fois. Moi, je l\u2019ai fait des milliers de fois. Surtout que dis-moi ? Ca veut dire quoi ? J\u2019ai cru, mais finalement non, et peut-\u00eatre\u2026 Je suis instable\u2026 Je souffre\u2026 Ouais\u2026 Moi c\u2019est pareil. Et \u00e7a me donne le droit de faire n\u2019importe quoi ? Non. Je ne vais pas chercher mon bonheur ailleurs pour le jeter trois quarts d\u2019heures apr\u00e8s, apr\u00e8s avoir rien dit, apr\u00e8s avoir pass\u00e9 cette nuit o\u00f9 tu m\u2019as dit, je te crois. Ne t\u2019ai-je pas pos\u00e9 la question ? Et tu m\u2019as dit quoi. Tu es revenue passer la nuit l\u00e0, chez moi et tu es partie au petit matin avec le soleil dans le yeux. Et puis t\u2019as fui. Sans cesse. Et puis, tu m\u2019as laiss\u00e9 me d\u00e9truire. Jusqu\u2019\u00e0 ce que je rel\u00e8ve un peu la t\u00eate et je dise ce que tu ne voulais pas : rappelles-toi\u2026 Mais les jeux \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 faits, rappelle-toi. Rappelle-toi ce jour-l\u00e0 o\u00f9 je suis parti avec le c\u0153ur brouill\u00e9. Tu m\u2019as dit quoi ? Pourquoi tu m\u2019as dit \u00e7a si tu savais ? Pourquoi tu m\u2019as tenu pendant deux semaines avec presque rien ? Je mens, je suis m\u00e9chant ? Je te demandais des nouvelles et tu ne me les donnais pas. Tu me poses une question et tu ne me dis plus rien. Mais le pire dans tout \u00e7a, c\u2019est que j\u2019ai compris m\u00eame si je ne l\u2019accepte pas.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Alors voil\u00e0, je t\u2019ai envoy\u00e9 ma conclusion \u00e0 moi. Respecte-la. Je t\u2019aime encore avec tout \u00e7a parce que je ne suis fait que pour comprendre. Mon avenir est l\u00e0. Il revient comme cela avec ma solitude comme amie. Je l\u2019accepte mais je garde ces histoires en moi comme des plaies qui saigneront toujours et encore\u2026<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voil\u00e0. J\u2019ai tant \u00e9crit sur notre histoire, j\u2019ai tant essay\u00e9 de comprendre, de mettre un sens. Tu m\u2019as laiss\u00e9 ta conclusion, peut-\u00eatre sans vouloir me faire mal. 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