{"id":1955,"date":"2012-02-11T11:24:44","date_gmt":"2012-02-11T10:24:44","guid":{"rendered":"http:\/\/lettresdurien.wordpress.com\/?p=1955"},"modified":"2013-05-01T23:24:34","modified_gmt":"2013-05-01T21:24:34","slug":"je-veux-bien-que-tu-menvahisses-mais-je-ne-veux-pas-de-ton-occupation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ericlaugier.com\/web\/blog\/2012\/02\/11\/je-veux-bien-que-tu-menvahisses-mais-je-ne-veux-pas-de-ton-occupation\/","title":{"rendered":"Je veux bien que tu m\u2019envahisses mais je ne veux pas de ton occupation."},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align:justify\">Je veux bien que tu m\u2019envahisses mais je ne veux pas de ton occupation. Je veux bien que tu me prennes tout mais je ne veux pas avoir le sentiment de privation. Je ne sais pas si de ces mots, tu arriveras \u00e0 comprendre ce que j\u2019attends et ce que je n\u2019attends pas. Je ne sais pas si tu sauras mettre mes mots au diapason de tes envies. En fait, je ne veux pas te dire que la situation actuelle me convient car elle m\u2019empalerait sur le pieu d\u2019un immobilisme qui n\u2019est pas pour moi souhaitable. Il n\u2019est pas n\u00e9faste non plus car il met en jeu ma propension \u00e0 savoir appr\u00e9cier ce qui est et non ce que j\u2019imagine \u00eatre le mieux pour moi. Ce n\u2019est pas quelque chose d\u2019\u00e9vident \u00e0 saisir avec notre propre lucidit\u00e9 mais il est certain que le mieux auquel on pense est toujours perclus des infractuosit\u00e9s qui font que notre \u201cid\u00e9al\u201d s\u2019\u00e9croulera de lui-m\u00eame. Nous ne savons jamais ce que est le plus profitable pour nous. On le pense, on le croit et parfois on peut m\u00eame en \u00eatre certain mais \u00e7a n\u2019a rien \u00e0 voir avec la r\u00e9alit\u00e9. Si je pense que ce serait mieux que je puisse prononcer les mots \u201cje t\u2019aime\u201d pour mettre en lumi\u00e8re un sentiment qui me poursuit depuis maintenant des ann\u00e9es, rien que le fait que je puisse dire qu\u2019il me \u201cpoursuit\u201d, cela veut bien dire que ce \u201ccoming-out\u201d qui exploserait comme \u00e7a, sans contexte, sans permission, sans but, irait se perdre parmi toutes ces d\u00e9clarations que les autres peuvent faire sans m\u00eame y penser r\u00e9ellement. Alors, oui, je veux bien t\u2019avoir \u00e0 l\u2019or\u00e9e de ma for\u00eat, mais je ne veux pas que tu p\u00e9n\u00e8tres l\u2019ombre de ses arbres, que tu pi\u00e9tines le parterre de feuilles mortes qui se sont entass\u00e9es au fur et \u00e0 mesure de chacun de mes automnes. Si un jour, je veux te dire \u201cje t\u2019aime\u201d, je veux que tu puisses entendre \u201cje vous aime\u201d. Je veux que tu puisses saisir ce qui te revient comme ce qui revient \u00e0 elles sans qu\u2019il n\u2019y ait une quelconque comparaison \u00e0 faire entre ces affections. Je ne veux pas quand tu entendras ces mots que tu imagines que j\u2019essaie de planter mon drapeau sur ta terre comme les explorateurs d\u2019antan pour dire que ce territoire leur appartenait. Pour moi, l\u2019amour que je peux donner ne m\u2019appartient pas. Ce n\u2019est pas une denr\u00e9e qui se monnaye, avec laquelle on organise un quelconque \u00e9change de bon aloi. Ma loi n\u2019a pas cours dans ton pays comme dans le leur et pourtant, je suis libre, libre d\u2019\u00eatre heureux, heureux de contempler des sourires et de sourire pour vous le faire comprendre sans m\u00eame prononcer un mot.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je veux bien que tu m\u2019envahisses mais je ne veux pas de ton occupation. 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