L'errance est mère de toute chose

et la vie n'a de sens que celui qu'on lui donne

Il est des moments dans la vie où l’on sent que l’on est sur un événement crucial et cette élection présidentielle l’est à tous les égards. Je vais être clair car dans le choix qui est présenté, il y en avait un qui représente l’avenir, les autres sont mortifères et continueront de démontrer la nature abjecte de l’humain qui ne sait que se regarder le nombril sans se préoccuper de l’autre. Je vais être clair par rapport à ma conviction car étant donné le bafouement répété de notre système si la route qui est prise n’est pas celle de l’humanité, je serai désormais un adversaire total à cette société qui me révulse dans ses comptes d’apothicaires, son individualisme assumé et son inintelligence chaque jour démontrée. Je m’attellerai donc à faire sauter le système en ne portant pas ma voie sur le chemin du moins pire. Dans « moins pire », il y a « pire » et dans la gradation du masochisme primaire, je ne suis pas certain de vouloir ce qui se cache au bout du chemin.
J’entends ainsi répondre au discours mièvre des gens dont la seule préoccupation est leurs soucis personnels et pour lesquelles l’état de la société, au pire les indiffèrent, au mieux, état qu’ils reprochent au « système » sans reconnaître qu’ils en font partie :
« De toute manière, il faudrait une révolution pour les choses changent. ».
Je vous ai entendu les gens et j’en tire la conclusion qu’il faut en passer par là. Ne venez pas me faire la morale ou quoique soit. Votre morale ne vaut rien. Je vous renvoie à votre cynisme premier et votre complaisance.
A l’heure où nous devrions pouvoir tous vivre décemment compte tenu des richesses produites par la société, à l’heure où nous devrions pouvoir partager notre vie entre notre travail, nos loisirs et l’éducation de nos enfants sans être sous la contrainte, le manque de temps, la fatigue, l’exténuation, chacun d’entre nous : tous sans distinction, regardez à quoi nous sommes réduits ?
Si vous voulez continuez dans la direction que vous voulez prendre, allez-y mais ne soyez pas étonnés que de mon côté, je prenne le choix d’envoyer cette société dans le mur. De la même manière que vous considérez la présidence de votre pays comme un théâtre de guignol, moi, je fais le serment de le brûler ce théâtre.
Je ne suis pas fou, je suis rationnel et c’est votre comportement d’inconséquence décomplexée qui m’y contraint.
Quitte à ce que la maison France termine de s’écrouler, autant l’aider. À ce moment-là quand tout le monde sera plongé dans le cauchemar : peut-être, certains retrouveront la dignité qui leur fait cruellement défaut et de l’égard par rapport à l’autre. Ce sera dommage, j’en conviens, car il aura fallu mettre la tête de tous dans la merde pour réagir. Mais s’il faut en passer par là, je suis prêt à m’y rendre et non à me rendre, ni me soumettre à quelque barbarie.
Il y a une voie pour l’avenir et une seule. Elle est écosocialiste et doit sceller la mort du néo-libéralisme.

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