L'errance est mère de toute chose

et la vie n'a de sens que celui qu'on lui donne

Que l’on mette bien au clair sur une chose : la démocratie, c’est l’expression au travers du vote de votre opinion. Il ne peut en être autrement. Si la démocratie actuelle est bien et bel démocratique, elle ne devrait pas souffrir du fait qu’en réponse à des stratégies non démocratiques de campagne que les gens puissent s’exprimer librement que ce soit au premier ou au second tour. Si ces élections sont démocratiques, elles ne devraient pas craindre le vote de ses membres sous la menace d’un risque réel matérialisé par l’existence d’un parti dont les fondements bafouent la constitution dont notre démocratie est l’expression et adossée qui plus est, à la déclaration des droits de l’Homme. Une certaine frange de la population argue que la constitution de la République actuelle n’a pas besoin de réforme car elle serait capable de soutenir le poids des contradictions profondes qui traverse actuellement la société. C’est un point de vue et je l’entends mais dès lors que ceci est validé, je n’ai pas à faire le jeu d’une frange de la population qui prône un rassemblement sur ses idées et uniquement les siennes. User de la peur qu’inspire un parti qu’on amène sciemment au second tour pour trouver sa légitimité n’est pas dans mes valeurs. Je ne peux me reconnaître ni dans le parti de la honte, ni dans le parti de l’hypocrisie, nonobstant le fait que je rejette les valeurs soutenues par les deux. Alors si la démocratie française est suffisante pour faire le bon choix dans cette élection, elle doit pouvoir le faire sans que j’ai besoin de lui donner mon assentiment. Si la majorité veut distordre toujours et encore, aggraver un peu plus le divorce que j’ai avec cette société : qu’elle le fasse, elle est majeure et vaccinée. Je ne suis pas candidat au suicide assisté même si je le défends par ailleurs pour d’autres circonstances. Question de dignité et donc de ne pas tremper dans ce pseudo débat de l’éternel du reniement d’un système en fin de vie qui voudrait que je prolonge ses jours au nom d’une dignité de façade qui n’a d’égal que la perversité de son raisonnement.

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