L'errance est mère de toute chose

et la vie n'a de sens que celui qu'on lui donne

Mouvement citoyen et vraie démocratie

Il est intéressant de voir les problèmes existentiels que posent à nombre d’acteurs de la politique française, l’irruption dans le débat de la parole des citoyens de par leur diversité et la non-conformité aux canons habituels. Ils cherchent encore des leaders qui porteraient par leur parole l’entièreté de la réflexion d’un mouvement tel que la France Insoumise. Sauf que cela ne fonctionne pas comme cela. La FI est un rassemblement dont chaque individu qui la compose est une entité pensante, libre de ses mouvements mais qui a un socle de valeurs fondamentales. En premier lieu, cette entité replace l’humain dans deux grandes perspectives : celle de son environnement et celle de son rapport à l’autre. En actions et en principes, tout doit conduire à protéger ces deux éléments. C’est sur cet engagement simple et compréhensible par tous que l’action politique se doit d’être déduite. Les compromis ne sont pas possibles. L’engagement et la radicalité dans la vertu. La France n’est pas un pays aux abois comme certains voudraient le faire croire, c’est un pays dans lequel, une certaine frange de la population met l’autre en difficulté socialement, économiquement jusque dans ses valeurs pour son propre intérêt individuel et dans un rapport qui n’a rien de raisonnable pour juste vivre bien. L’enfermement des esprits dans une réalité comptable au quotidien fait que la dialectique dans les esprits devient aveugle sur les enjeux qui ne devraient pas s’y conditionner. Non, la misère et la pauvreté n’est pas une fatalité surtout quand une frange de la population vit dans le luxe. Il ne faut pas voir le luxe comme une chose foncièrement mauvaise mais elle est immorale tant qu’elle se juxtapose dans la même période à la pauvreté généralisée. Les raisons de celles-ci sont nombreuses, de même que celles de l’exclusion avec lesquelles elles se recoupent en multiples circonstances. Il faut les éradiquer d’urgence et après il sera de temps de juger de l’engagement des personnes pour le progrès de la société. La modernité, l’innovation et le reste du corpus sémantique qui s’y rattache n’est que le prisme publicitaire qui masque l’ensemble des activités parasites qui justifient leurs existences sans avoir de fonds utiles. La phagocytose des cellules humaines atteintes par ces maladies aussi infectes qu’infectieuses est épidémiologiquement préoccupante car il semble que les cellules malades ne soient non seulement plus capables de se révolter mais enclines à génocider les autres pour leurs seuls intérêts. L’on assiste donc à la résurgence du cannibalisme et de l’animalité (dans son sens négatif), choses sur lesquelles que l’on croyait avoir pris le dessus tellement on arguait de la supériorité du génie humain et de sa société. Et pourtant, il n’y a pas de fatalité, l’Histoire nous l’apprend même s’il faut parfois prendre avec des pincettes, les gloires qu’elle nous vend. Cependant, autant qu’il soit possible, il y a un chemin qui cheminerait pour éviter les écueils sanglants de l’acquisition des prochains progrès de civilisation : celle d’une aristocratie à l’agonie qui renaisse en démocratie entre les mains de ceux et celles auxquels elle aurait toujours dû être destinée. Cette option fait peur aux acteurs de la politique française car elle signerait de fait la suppression des privilèges fussent-ils parfaitement abjects, car il faut bien voir que la morale de ces acteurs en général n’est pas plus rigide que de la pâte à modeler.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *