Je doute parce que mon coeur ne bat plus…. Il est simplement en manque… Il s’habitue pas à ce qui lui fait défaut… Y a pas de substitut, pas de methadone fait pour cela. Il ne s’habitue pas non plus à manquer de cette chose qu’il n’a jamais eu, qu’il n’a eu que la misère de rêver et qui s’en revient sans cesse…
Je sais qu’il faut que j’éteigne cette idée d’un ailleurs et d’un autre part… Je sais qu’il faut que je baisse plus bas ma ligne d’horizon… Je sais ce qu’il me faut : du silence. Du silence dans la tête, de la javel pour nettoyer tous mes mots de misère… Je sais qu’il faut que le soleil se couche pour qu’un nouveau jour se lève demain. Moi, mon soleil, il ne veut pas se coucher, il reste accroché à ce bout de ciel… Il ravage de ses couleurs le paysage, et c’est peut-être beau… Je sais pas… Mais c’est désespérant….
Réglerai-je un jour mes comptes avec moi-même ?
Je sais pas…
C’est beau, non ?….