A une brassée de leurs doigts

Le coeur en cordée au pied de l’Himalaya
Soufflés au vent de “si” qui resteront ici
La peur appairée aux foules des indécis
Fichus à l’émeri de voeux qui n’en sont pas

Leur drame est en portée en mélangés de draps
De bouts de doigts touchés au coucher de l’envie
Vidés de tous les “toi” qui tassent les écrits
Épris de ces étés où l’on mourrait sans voix

Le monde est à l’orée tenu à bout de bras
Vernis mais pas doré pas même d’un carat
On les entend pleurer et rire à la rosée

Les oublieux de cire aux bals démasqués
Qui dansent l’avalée ensemencés au ras
De la pauvre marée qui les tire trop bas.

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