Jouir, oui, mais surtout pas

J’ai rêvé cette nuit,
Pas de bébés givrés,
Mais de ces nuits volées,
Parties, perdues, depuis ;

Je me souviens de toi,
De tes baisers sucrés
Quand tu venais fouiller,
De tes seins qu’on voit pas ;

Nous montions doucement,
Je te laissais ta main
Me montrer le chemin,
Pénétrant lentement ;

Et là, je te cherchais,
Le sens, le mouvement,
Et toi, tu respirais
Cherchant ton firmament ;

Et tu étais perdue
Remuant en tout sens
Et brisant la cadence
Et tu respirais plus ;

J’ai rêvé cette nuit
Que tu étais perdue,
Mais la peine perdue
J’ai rêvé d’une amie ;

Jouir, Oui, mais surtout pas,
Des fois qu’aimer serait ;
Il vaut mieux tuer là
Si l’enfant Rien naissait.

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