En fin de compte

Il y a des choses que l’on croit dire et que l’on ne dit pas, par orgueil… ou par timidité… c’est comme ces phrases qui se perdent en murmures… ces phrases dont on entend le début… mais jamais la fin. On croit qu’on a dit, mais non, on s’est caché, on a inventé les dialogues, on a falsifié les réponses, on n’a même pas poser de questions. De toute façon, ça sert à quoi de se poser des questions ? Alors qu’on connait pertinemment la réponse. On est dans une impasse, on est un funambule sur un fil de soie. On finira par tomber, c’est obligé… On ne sait pas si on regrettera ce monde, cette silhouette. On ne sait pas non plus si on sera plus heureux. La fin c’est court, bref, on dirait un mot qui claque et qui ne veut rien dire. Mais on n’en a pas peur, qui sait ? Ce sera peut-être une délivrance, un renouveau. En attendant, on continue de se parler à soi-même sans prendre garde au sens des mots qui parlent… On délire, non ? On se laisse emporté par la vague… Mais la mauvaise… La vague de l’âme… Le spleen comme disait Baudelaire… Belles paroles de la nuit… Comme des vérités de vie… se dévoilent à moi, à toi ? Mais non puisque tu t’en soucies pas. La vérité n’est pas compréhensible, je ne suis pas un gourou, je suis pas une secte ! Je ne suis rien ! Rien qu’une voix qui murmure des mots dont elle ne sait si elles ont un sens…! Je suis fatigué, pas toi ?… Tu sais, en fait, tu n’es pas pas tout à fait morte dans mon coeur… Mais il faut toujours que tu me fasse souffrir… En vrai, on dirait que le piano a joué une fausse note, mais ça… C’était prévu… Mais il a joué la mauvaise ! Toi, t’avais rien fait pour… Non ?… Merde, merde et merde, pourquoi tu m’as pris ma partition, Pourquoi ? La vie, c’est pas une histoire belle… On peut même pas la diriger soi-même, elle vous revient à la tête comme un boomerang. Alors maintenant, tu vas te taire et tu ne vas plus jamais rien me dire… Tu m’as déjà assez fait de mal comme cela. On ne sait pas où l’on va… On croit qu’on le sait, qu’on l’a dit à l’autre, mais rien… Rien à bougé, tout est resté à sa place, c’est comme si le monde était sourd, aveugle, insensible, anorexique et enrhumé… Mais c’est pas grave… On ne change pas… On ne se dit jamais au revoir, on est libre… On ne regrette rien… A quoi ça sert ? On ne regarde pas, c’est bien trop bas… Quoiqu’il se passe, quoiqu’il fasse… Les peines durent… On ferme les yeux sur le futur… Quoiqu’il arrive… Dans les heures, on se rappellera… Les hauts, les bas… On sait que des fois, il faut choisir… Oublier ses rêves, ses désirs… Mais il y a des choses interdites… Tant pis si elles sont mal dites. On les aime quand même… Non ? On s’aime.

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