Où s’en vont tous les flots
Dont l’écume n’accroche
A ces dunes sans croche
Comme les touches au piano
Où se glissent les rires
L’invention des nuages
Immobiles images
Que l’on laisse évanouir
A l’idée d’un déjà
Rencontré à l’envers
D’un homme à découvert
Ecorchée à son mât
On voudrait bien n’écrire
En travers de ces lignes
Mais l’enfer ne fait signe
Quand il ouvre un empire
Où la vie se déverse
Comme un vaste torrent
Où l’on perd l’important
Sous de lourdes averses
Que fait-on de l’enfant
Qui s’endort doucement
Dans le coin du remords
D’un regret sans effort
Que fait-on quand il naît
Dans ces îles opaques
Où les rubans épais
Cachent les sangs du palque
Comme un cirque fragile
Aux chevaux essoufflés
On pourrait faire d’il
Cette main égarée