J’ai rêvé

J’ai rêvé de l’horloge qui séduirait le temps
Derrière le béton gris de ces pantins en mime
de vers latins et ces poupées chagrines
J’ai rêvé ton éloge, la douceur de tes mains
La mort qui redessine chaque fois le matin
J’ai rêvé cette clope qui gonfle tes poumons
Cette félicité qui glisse sur cette lèvre
Cette commissure qui se plisse
et ne fait jamais grève
J’ai rêvé
J’ai rêvé d’avoir les mots
les mains
J’ai rêvé savoir sculpter chanter rimer
Ce bonheur aussi furtif
Que l’échappée est belle
J’ai rêvé, j’ai écrit
J’ai retourné le papier
Avant de constater
Que je ne t’avais pas vécue

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