Si d’un oui lancé là
Vient le non qui s’invite
Quand le ciel se fait bas
Si nos corps en lévitent
Bien trop loin de nos bras
Le bonheur ne s’hérite
De cet oeuf sur le plat
Bien avant le perfide
On se donne en déviance
Des amours à l’acide
Qu’on s’échange en errance
Bien avant qu’on décide
Si l’on marche ou l’on danse
Sur nos peaux qui se rident
Si ce cri c’est ta voix
Qui me dit qu’on se gêne
Qui m’écrit qu’on peut pas
Je te laisse l’arène
Le piano sous tes doigts
Pour souffler la rengaine
Et sauver le radeau
Mes mains lisses s’enchaînent
Quand mes mots sont sans toit
Ils me laissent l’étrenne
Les petit’s fins de mois
L’impression d’un lychen
qui me pousse aux parois
Qu’on se meurt, qu’on n’advienne
Sur un manque de foi