Tu n’es pas celle que tu crois (enfin pas pour moi)

Quelle ombre ne fait lumière
Quand elle est éclairée
Par la douceur d’une ambre
Que l’on ne dépolit
Qu’à l’orée de la nuit
Où l’on a laissé langue
Dans le tendre réduit ;
Quelles mains ne sauraient
Accabler cette terre
Qui protège le fruit
De ce chemin de croix
Qu’on fleurit de prières
Pour lui montrer la voie ;
Quels doigts ne sauraient faire
Si jouer la mélodie
Était moins une guerre
Qui lance au paradis
Les notes ouvrières
Aux pléthores de si
Qu’une portée à l’air
Jusqu’à son asphyxie
Du bijou que l’on serre
Jusqu’à son dernier cri ;
Je te voudrais silence
Au lieu de faire le nid
De ceux qui en errance
Jettent leurs colonies
Sur le seul désert
Que nul n’a conquis ;
Je te voudrais rivière
Laissée aux terrains vagues
A parcourir l’aveu
Qu’énonce mes ornières
Avant que le jet lag
Mon décalage horaire
Nous ramène tous les deux.

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