Je voudrais que tu saches le faire. Que tu en aies l’envie. Je voudrais que tu n’ignores rien des choses que je ne dis pas, des choses que je ne suis pas capable d’exprimer.
Peut-être que je vole certaines choses parce qu’on ne me les a jamais données. Peut-être que je le fais avec de bonnes raisons. Peut-être sont-elles mauvaises et c’est juste que je ne veux pas les regarder. Mais tu vois, de tout cela, je n’en veux plus de ces questions. Je ne veux plus de ces doutes pour savoir qu’où je viens, où je suis et où je vais. J’ai juste besoin de réponses simples et rapides. J’ai juste besoin de savoir que je t’aurais toujours à mes côtés. Que je pourrais toujours les avoir, elles. Que vous ne m’en voudrez pas de laisser une place à lui ou elle, d’avoir ces quelques moments de tristesse accrochés au coeur chaque année, d’avoir le regard qui part vers le néant à sa recherche, à la recherche de son idée.
Je veux que tu me taises sur tout ça. Je veux apprendre à vivre sans être le support de rien. Je veux pouvoir être là sans le faire parce que j’y suis contraint. Je ne veux pas marcher à l’envers et raconter que ça ne fait rien.
Je veux vivre. Je ne veux pas me souvenir de toi. Je veux te vivre. Je ne veux pas souhaiter ce que tu devrais être pour moi. Je veux que tu sois.
Je veux mais je ne sais rien de ce que tu entendras. Alors « Tais-moi ».