Je le sais et ça me suffit

Je ne sais pas si je vais vraiment trouver les mots ce soir. Quand j’ai reçu ton message et quand j’y ai répondu, je ne savais pas vraiment si cela appelait une réponse. Je t’ai dit merci car c’était la moindre des choses que je pouvais faire mais de mon point de vue, celui qui ne fait jamais surface : j’avais bien d’autre chose à te dire. Il y a ce que je crois et ce que je voudrais te faire croire : qu’au fond, je ne suis pas quelqu’un d’important. La “normalité” voudrait que tout le monde soit ainsi. Ce qui fait la différence… Je ne le sais pas. C’est sûrement le moment et la manière de faire. Je ne connais pas grand chose aux gens. J’ai juste des intuitions. J’ai juste parfois envie qu’elles soient. Qu’elles se réalisent. Moi-même, personnellement, je ne fais rien de spécial. J’entends juste leur musique : celle qu’elles ont dans la tête et pas forcément, celles qu’elles jouent. Ca ne me demande rien. Je veux dire que je n’ai pas d’effort à faire pour ça. C’est donc “naturel”. C’est compliqué d’expliquer ce genre de choses. Je comprends l’envie de témoigner par rapport à cela, de renvoyer à l’autre au moins le signe de la considération que l’on a et que l’on a eu par rapport à ce qu’il est pour nous, par rapport qu’il a pu faire mais de mon point de vue, on ne devrait même pas avoir à le faire. Si tu vois quelqu’un devant une porte fermée à clé et que toi tu as la clé, la logique va être de lui ouvrir. Faut-il pour autant que la personne te remercie pour ça ? Tu n’étais pas “obligée” de le faire… Certes… Mais sincèrement, qu’est-ce qu’on gagne avec cette “non-obligation” ? Ou plutôt que perd-t-on ? Je focalise là-dessus mais dans ton message, il y avait encore autre chose. Et ça, par contre… Que veux-tu que je te dise ? J’avais l’impression de lire le chapitre un d’un truc que j’ai écrit, il y a “longtemps” : mais la conclusion que j’en tirais était à l’opposé de l’impression que l’attitude pouvait laisser transparaître. Donc, oui… J’apprécie beaucoup ce que tu as mis et ce que tu as “essayé” de transmettre… Et tu n’as pas fait qu’essayer. Tu l’as réussi. Je sais que ça va paraître embrouillé comme manière de le dire mais je sais que tu sais faire la part des choses et mettre le curseur où il faut pour décoder l’insondable. Je le sais par les discussions interminables que l’on a pu avoir. Je le sais par ton écriture et même si elle se fait rare. Je le sais et ça me suffit.

Laisser un commentaire