J’avais une amie.

J’avais une amie. Une de celles qui rient, qui te renversent le café lorsqu’elles sortent du lit. Celles qui trottent à walpé de la cuisine au salon avant de se jeter dans le canapé. Celles qui t’entraînent dans des soirées puis des nuits improbables et avec lesquelles tu termines au petit matin avec elles, emmitouflées dans le manteau que tu leur as donné car à cette heure, les températures sont fraîches, assis sur le banc d’un quartier inconnu.

J’avais une amie et un jour, elle a disparu.

Je ne sais pas la raison ou bien je ne la comprends pas

J’ai bien envie qu’on me dise quoi penser, qu’on m’enlève ce poids de décider de ce que je devrais dire ou faire. Mais je sais qu’il ne faut pas.

Je ne veux pas faire de cette amie, l’autel d’une incompréhension et un mur de l’ignorance qui n’ont rien à voir avec elle.

J’ai encore son sourire devant mes yeux et son rire dans le creux de mon oreille. Je sais ce qu’elle me dirait si j’oubliais de la regarder pour de fausses raisons.

Elle me croquerait un bout de peau dans le creux de ma nuque, elle me boxerait l’épaule en faisant des moulinets avec ses poings.

J’avais une amie, un chemin plein de creux et de bosses à partager. Des disputes, des réconciliations, des scènes de ménage légendaires à jouer.

J’avais une amie et j’ai reçu des larmes que je n’arrive pas à pleurer.

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