Car il est encore temps

Peut-être qu’à cette époque, vous auriez dû réaliser qu’il était temps de cesser de croire et de rêver à toutes ces choses dont vous n’aviez que faire si ce n’est que simplement les désirer puis les jeter comme un vulgaire mouchoir en papier. Peut-être qu’à cette époque, vous auriez dû penser que toutes ces opulences étaient bien trop belles pour durer. Peut-être auriez-vous dû douter d’assimiler votre intelligence à la bienveillance nécessaire pour se perpétuer. Vous avez feint de ne pas voir le ciseau de votre dégénérescence mal placée. Pour sûr que maintenant dans quelques dizaines d’années, quand vous aurez le corps de votre enfant gisant à vos pieds, vous aurez tout le loisir de vous morfondre et de le pleurer. Vous ne connaissez rien de la jouissance de ce que les événements ne vous ont pas privé. Pas besoin de boule de cristal, ni de formule magique pour réécrire le passé, tout est là au présent pourvu que vous abandonniez les illusions autolâtres de votre suffisance.

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