Elle peut tout demander…

Elle peut tout demander…
quand elle lève les yeux
pour me dire qu’elle sera
qu’au crayon de papier,
elle colore les draps
de la couleur des jeux
qu’elle s’invente à l’idée
qu’on la prenne en ses bras

quand elle fait de mes noeuds
l’escalier de ses pas
que ma nuit est larguée
aussi loin que de moi
il ne reste d’enjeu
que la peur d’essayer
de compter ses dix doigts

Elle m’emporte à l’azur
De ses yeux qui ne voient pas
le trait fin des ratures
que l’on musse en été
Qui reviennent en murmures
quand elles sortent du bois
Et me tresse un futur
que la vie a noyé
dans le coeur de nos guerres
et nos monstres en papier

quand elle lève les yeux
pour me dire qu’elle sera
Que les mots comme les blés
se plieront aux là-bas
de ses rêves inventés
qui me disent « reste-là »
Elle me dit que mes guerres
sont des fleurs fanées
qu’il reste une terre
pour l’aimer ici bas

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