Les Blés Noirs

Les Blés Noirs – 19h37

Une frange de cheveux qui balaie son front, des sourcils comme un trait de crayon et des yeux comme des billes. Elle débite des paroles mais tu l’écoutes pas. Tu regardes ses lèvres. Tu devines sa langue qui joue avec le vent. Tantôt plaquée sur son palais. Tantôt dansant sur la crête de ses dents.

Tu te fixes sur la fossette qui se creuse puis disparaît à mesure qu’elle allume ses yeux de cette passion qu’elle voudrait te transmettre.

Elle est pleine de reproches devant ce qu’elle croit être de l’indifférence.

Mais c’est juste qu’elle t’emporte ailleurs et qu’elle peut te dire n’importe quoi. Tout cela n’a guère d’importance.

[…]

Il n’y a plus de notion d’heure ou de temps. Il n’y a plus de “tu m’écoutes”, “tu ne me comprends pas”.
Si tu savais comment je te comprends. Si tu savais que je ne suis pas capable de trouver les mots pour te le dire. Si tu savais que tout ce que tu dis, peut-être que tu as raison mais… L’important, c’est toi.

Pas ce que tu dis. Ni ce que j’en pense

On devrait s’en moquer de tout ça…

(03/06/2006)

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