Que deviennent les pas quand ils se font feutrés,
Qu’ils suivent mot à mot la voie de l’intention ;
Que dire aux déraisons, paroles avortées
D’une quête de soi sans drapeau ni nation ;
Ils ont levé la main, cru qu’ils pouvaient dresser
Des murs mal ajustés, du sol jusqu’au plafond,
Autour de leurs larcins au butin estropié,
Qu’ils auraient inventé s’ils avaient eu ce don ;
Il n’y a pas de saint ni même de madone,
Quand n’est pas le destin au vent de s’essaimer,
De fleurir un jardin où pousse belladone ;
Il n’y a pas d’automne aux ventres égarés,
Pas même de “va-t-en”, “vas-y, je te pardonne”
Juste un tiroir fermé sur une vie tronquée.